L’entreprise est est une mise en commun de ressources pour atteindre des objectifs précis de pérennité et de rentabilité. Ces ressources incluent l’argent, le matériel, les machines, les terrains, les constructions, le savoir, les idées, le travail,… Le 1er défis auquel fera donc face l’entreprise est comment partager les fruits de cette mise en commun de ressources entre les différents contributeurs, ou apporteurs de ressources ? Aujourd’hui, cette répartition du revenu s’opère de deux manières.
Les apporteurs de travail, touchent un salaire contre leur travail. Ce salaire a 2 caractéristiques. La 1ère est qu’il est non élastique, ce qui signifie que lorsque l’entreprise, gange moins d’argent que ce qu’il est était initialement prévu, elle ne peut pas réduire le salaire de ses employés. Elle peut toujours réduire le nombre d’employés, mais pas le salaire de l’un de ces employés. La 2ème caractéristique du salaire est qu’il est défini ex-ante, c’est à dire, bien avant de connaitre ce que le travail ainsi apporté permettra de générer comme revenus.
Les apporteurs d’autres ressources, désignés globalement sous le terme capital vont être à la fois réunérés par la plus value de ce capital ainsi que par le revenu généré par ce capital. Ici par contre, cette rémunération n’est connue qu’ex-post, généralement après la clôture de l’exercice comptable, et elle est complétement volatile, n’offrant aucune garantie de rémunération minimale ou constante d’une période à l’autre.
L’entreprise fait également intervenir des bailleurs de fonds (ou prêteurs). Ces derniers vont confier un capital à l’entreprise pendant un temps donné. Il vont recevoir pour ce capital un revenu fixe et défini ex-ante.
Finalement, l’entrprise va rémunérer l’état par une imposition complètement élastique car proportionnelle aux revenus générés par l’entreprise même si elle ne correspond pas forcément à un apport de l’état dans cette entreprise.